Une légende irlandaise de deuil, une malédiction et le cri qui annonce la mort
Une légende irlandaise de banshee en histoire fantastique d'Halloween : ce roman des légendes hantées d'Irlande suit le cri qui annonce la mort et une malédiction transmise de mère en fille.
À Ballanroe, personne ne regarde vraiment le château de Dunmore.
La veille de Samhain, Nora et Maeve creusent leurs lanternes de navet sur le chemin qui monte vers les ruines, comme des générations avant elles. Autour du village, les cheminées fument, une assiette est laissée pour les morts qui reviennent cette nuit-là, et personne ne lève les yeux vers les deux tours crevées qui dominent les toits d'ardoise. Nora porte, sans jamais l'ouvrir, un médaillon d'argent terni transmis de mère en fille dans sa famille : une femme agenouillée y est gravée, le visage caché dans ses mains. Une pleureuse.
Ce troisième volume des Légendes Hantées d'Halloween emmène le lecteur au cœur d'une tradition irlandaise que peu de récits osent affronter de face : celle du cri qui annonce la mort avant qu'elle n'arrive, et des femmes condamnées, siècle après siècle, à le pousser. Entre le poids d'un héritage familial qu'on ne choisit pas et la curiosité qui pousse à s'approcher de ce que tout le village fuit, l'histoire tisse un suspense lent, ancré dans les gestes simples d'une veillée de Samhain : la fumée de tourbe, le pain préparé pour la semaine, les corneilles qui rentrent se coucher à l'heure où l'on rentre les enfants.
Sans effets gratuits ni gore facile, le récit construit une atmosphère gothique fidèle au folklore irlandais authentique, celui des malédictions transmises en silence et des secrets de famille qu'on préfère ne pas ouvrir. Une lecture pour les amateurs de légendes hantées, d'ambiances Halloween soignées et de fantastique littéraire plus proche du conte que du film d'horreur.
Une légende irlandaise à lire à la veillée, lanterne allumée, porte fermée.